Nous reproduisons ci-après le résultat traduit par nos soins d’une étude particulièrement intéressante sur les liens existants entre la qualité du sommeil et la procrastination. Pratiquement, ceux et celles qui hésitent à agir durant leur temps de travail sont les personnes qui finalement ont une faible maîtrise d’eux-même.

On comprend alors que le management dans l’entreprise et la réflexion sur le bien-être passent d’abord par une claire séparation entre vie professionnelle et vie privée de façon à limiter les risques de trouble du sommeil.

Contexte : Cette étude quotidienne du journal intime examine la relation entre la qualité du sommeil pendant la nuit et son effet sur la procrastination au travail pendant la journée de travail suivante. Des recherches antérieures ont démontré que la qualité du sommeil est une variable importante pour le comportement au travail au niveau quotidien, y compris le rendement, la sécurité, la santé et les attitudes des employés, comme l’engagement au travail. De plus, on a constaté que la qualité du sommeil est négativement liée à la procrastination du lendemain au travail. Cependant, ces études n’ont pas abordé les différences de caractères qui peuvent être impliquées. En d’autres termes, ils n’ont pas cherché à savoir si tous les employés ressentent les effets de la qualité du sommeil sur la procrastination de la même façon. Nous explorons l’effet modérateur de la maîtrise de soi des traits.

Méthodes : Soixante et onze employés à temps plein (51 % d’hommes) travaillant dans diverses industries y ont participé, y compris les finances ou les services bancaires (17 %), le gouvernement ou l’éducation (13 %), la construction (7 %), les soins de santé (7 %), les ventes ou le marketing (6 %) et autres. L’âge moyen était de 35,20 ans (DC = 12,74 ans) et la durée moyenne d’emploi était de 13,3 ans (DC = 13,16 ans). Les participants ont rempli un questionnaire électronique général en une seule fois (pour évaluer la maîtrise de soi des traits de caractère, à l’aide d’une échelle de quatre questions adaptée de Tangney et al., 2004). Par la suite, ces employés ont reçu deux questionnaires électroniques quotidiens pour évaluer la qualité du sommeil (mesurés à l’aide d’un élément de l’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (Buysse et al., 1989) et une échelle de procrastination en trois points (adaptée de Tuckman, 1991) sur 10 jours ouvrables, donnant 465 paires de mesures appariées du matin et de l’après-midi (65 %).

Résultats : Les résultats des analyses de régression multiniveaux ont montré que la qualité du sommeil était négativement liée à la procrastination au travail le lendemain. La qualité du sommeil, cependant, a également interagi avec la maîtrise de soi des traits de caractère en influant sur la procrastination au travail, de sorte qu’une mauvaise qualité du sommeil a affecté les employés ayant une faible maîtrise de soi des traits de caractère, mais pas les employés ayant une maîtrise de soi des traits de caractère élevée.

Conclusion : Les résultats de cette étude confirment les recherches antérieures montrant la relation entre la procrastination et la qualité du sommeil. Nous montrons que la relation n’est présente que pour ceux qui ont une faible maîtrise de soi ; les employés qui ont une maîtrise de soi élevée ont tendance à être immunisés contre une mauvaise qualité de sommeil. Ainsi, les conseils généraux ou les interventions visant à améliorer la qualité du sommeil peuvent être limités à une sélection d’employés qui sont réellement touchés.

 

 

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