Nous reproduisons ci-après un extrait d’une étude de l’INSERM publiée en septembre 2017 qui n’a rien perdu de son actualité.

Dormir reste un élément indispensable de notre santé. Il est donc dangereux de s’extasier sur des personnes qui se vantent de peu dormir.

Le sommeil représente la forme la plus aboutie du repos. Il permettrait ainsi à l’organisme de
récupérer, que ce soit sur le plan physique ou mental. Dans ce processus, le sommeil lent jouerait
un rôle particulier puisque les ondes lentes sont d’autant plus intenses et élevées que la quantité ou la
qualité du sommeil ont été mauvaises la nuit précédente. Le sommeil permettrait aussi de réduire le
métabolisme et de préserver l’énergie (rôle homéostasique). Ainsi, la température corporelle s’abaisse
autour de 36°C durant la nuit.
A la fin du 19e siècle, les premières expériences de privation du sommeil conduites sur plus de trois
jours ont notamment décrit une altération des capacités mnésiques et du temps de réaction motrice,
des hallucinations et une baisse de la température corporelle. Celles qui ont été conduites par la suite
ont conrmé le rôle du sommeil dans les phénomènes de concentration, d’apprentissage, de
mémorisation ou d’orientation.
Dès les années 1980, il est devenu de plus en plus évident que le sommeil n’était pas uniquement utile
à la mémoire et à la récupération. Son rôle serait particulièrement important pour la santé. Grâce aux
travaux étudiant l’altération de l’état de santé des personnes souffrant de troubles du sommeil, il a été
possible de mettre en exergue qu’une mauvaise qualité/quantité de sommeil accentue le risque
d’irritabilité, de symptômes dépressifs, mais aussi de prise de poids, d’hypertension ou
d’infection. Des données qui permettent de conforter l’idée communément admise selon laquelle les
personnes fatiguées ont un risque accru de tomber malade…

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